vendredi 31 décembre 2010

Chapitre 2




Après avoir passé la nuit à alterner entre la lecture et les films pour m'occuper et me reposer en même temps, je commençai à me préparer pour le lycée. Je m'habillais d'un jean slim noir, d'un débardeur moulant gris chiné et d'une paire de converses grise également. Mes habits étaient en général de couleurs foncées ou neutres, j'évitais les couleurs voyantes pour ne pas me faire remarquer plus que de raison. On pouvait assez facilement voir mon ventre qui s'arrondissait toujours de semaines en semaines. J'avais pensé à prévenir le lycée pour ma grossesse. Je savais que les lycéens me regarderaient de travers. Ça ne me gênait pas plus que ça. J'étais heureuse d'avoir un enfant, même si je n'étais pas consentante pour tomber enceinte, au début.

Après avoir mangé une pomme, bu un jus de fruits et brossé mes dents et mes cheveux, je pris mes clés et enfilai ma veste en cuir noir. Je me regardai vite fait dans le miroir de l'entrée, ça irait. Je me maquillais rarement, je préférais rester naturelle. Mes cheveux tombaient en cascade de boucles chocolat. Je sortis la moto, montai dessus et après l'avoir démarrée, me dirigeai en direction du lycée. Ce dernier fût facile à trouver. Le parking était déjà quasiment plein. Il était presque huit heures. Je notai que les voitures n'étaient pas neuves ou récentes, sauf deux : une Volvo grise argentée et un coupé cabriolet Mercedes rouge. Elles dénotaient parmi les autres. Un groupe de personnes se trouvaient à côté, sans doute les propriétaires, je ne m'attardai pas dessus.

Je garai ma moto et retirai mon casque. Au bruit du moteur de ma moto, à mon arrivée, tous les lycéens s'étaient retournés. Ma moto attirait les regards en premier lieu, puis ma beauté semblait les surprendre. De plus, j'arrivai au lycée en cours d'année. Nous étions le lundi 15 novembre, soit deux mois et demi après la rentrée. Enfin, je vis des regards se diriger vers mon ventre et j'entendis la surprise teinter leurs paroles. Comme s'ils n'étaient pas au courant sur mon état... pff ! J'entendais chaque parole même chuchotée. Les garçons me trouvaient belle et sexy et les filles semblaient jalouses, mais déjà leurs paroles portaient sur ma grossesse et le fait que je devais être une fille facile. Pathétique ! S'ils savaient...

Je ne m'attardai pas plus que ça et me dirigeai vers le secrétariat pour récupérer mes papiers et mon emploi du temps. Une femme avec les cheveux rouges se tenait derrière le comptoir, elle avait l'air sympathique. Après avoir signalé ma présence, je lui indiquais mon nom, inventé bien entendu : Isabella Swan. Max me l'avait inventé, vu que Bella était mon surnom, Isabella pourrait être mon prénom. Aux yeux de tous, je m'étais fait émancipée, après avoir appris ma grossesse. Après avoir tout récupéré, je sortis du secrétariat. Cela ne me pris qu'une minute pour mémoriser mon emploi du temps. J'avais une excellente mémoire photographique.

Mon premier cours était maths. Même si je n'étais jamais allé à l'école, j'avais des connaissances assez développées, dû à ma soif d'apprendre. J'entrais dans la classe, le silence se fit. Je me dirigeai vers le prof pour lui signaler ma présence. Lorsqu'il me vit, de la pitié traversa son regard et il jeta un œil sur mon ventre. Cela eu le don de m'énerver. Je me dirigeai donc vers la seule place de libre au fond. Je ne comptais pas vraiment me faire des amis, j'étais assez solitaire, surtout à cause de ce que j'étais, une machine à tuer, un prédateur en quelque sorte. Je ne devais pas me lier trop avec des gens. Au risque de les mettre en danger. Le cours était ennuyant.

A la fin de l'heure, je sortis rapidement et allai vers mon second et dernier cours de la matinée : deux heures de littérature, matière que j'aimais, étant donné que la lecture était un de mes passe-temps favori. Je m'assis à la seule place de libre, à côté d'une jeune fille brune qui m'avait l'air gentille, bien qu'un peu timide. Elle me salua, moi aussi et plus aucune parole ne fût échangée pendant le cours bien que je voyais qu'elle voulait engager la conversation mais n'osait pas. Je savais juste son prénom, Angela.

A midi, je pris une table seule au réfectoire après avoir rempli mon plateau de nourriture. Je déjeunais tranquillement bien que j'entendais les chuchotis des élèves à mon sujet. Ils n'étaient vraiment pas discrets. Ce fût à ce moment que je les vis. Un groupe de cinq personnes rentra dans le self. Il y avait une magnifique blonde aux cheveux longs accompagnée d'un grand brun très musclé. Puis, une petite brune aux cheveux courts en piques ressemblant à un lutin tenait la main d'un blond musclé, bien que moins musclé que le premier. Enfin, je vis un jeune homme, grand, musclé, avec des cheveux cuivrés en bataille, un visage d'ange avec un nez droit et une mâchoire carré. Bien qu'ils étaient tous d'une beauté renversante, le dernier était de loin le plus beau. Il semblait plongé dans ses pensées. Ils étaient tous d'une blancheur de craie et chose curieuse, avaient tous les yeux dorés et une démarche gracieuse. Bien que surprise et curieuse, j'arborai un visage impassible, neutre. Je me demandais qui ils étaient. Ils s'assirent à une table en retrait. Je baissais les yeux sur mon repas de nouveau, ne voulant pas les fixer plus que de raison. Ils ne parlaient pas. C'était assez étrange pour des adolescents. Je ne pouvais m'empêcher, de temps en temps, de jeter des regards au garçon aux cheveux cuivrés. Il me fascinait.

Sentant un regard sur moi, je levais les yeux et tombai sur un océan d'or liquide. Son regard m'hypnotisait. Je restai immobile, comme si par un simple regard, il pouvait voir mon âme. Le propriétaire de ce regard n'était autre que le fameux garçon au visage d'ange et aux cheveux de bronze, une teinte de cheveux hors du commun, soit dit en passant. Il semblait quelque peu troublé et frustré. Cependant, je notai que la curiosité l'habitait également. Je ne savais pas comment réagir, n'ayant jamais été confrontée à pareille situation, alors je me contentai de baisser les yeux, gênée, en rougissant légèrement ce qui m'arrivait rarement. C'était assez ironique de constater que tout l'entraînement délivré à Manticore ne me servait à rien à ce moment précis...

Je décidai de me dépêcher de finir de manger, ne voulant pas m'éterniser plus longtemps et désireuse d'être seule. Cependant, je m'arrêtai de manger lorsque je les entendis parler, grâce à mon ouïe surdéveloppée.

« Qu'est-ce qu'il y a Ed ? On dirait que la nouvelle te fait de l'effet... » Je souris à la remarque du grand brun, ressemblant d'avantage à un ours qu'à un adolescent d'ailleurs.

« Un humaine, on aura tout vu... » La sulfureuse blonde me semblait antipathique rien qu'à entendre sa remarque acerbe.

« C'est bien ça le problème, n'avez-vous rien remarqué d'étrange la concernant ? » répondit le bel adonis.

« Mis à part le fait qu'elle soit enceinte ? » Je notais une pointe de jalousie dans la voix de la blonde.

« Non Rosalie, je ne faisais pas référence à cela... c'est curieux... »

« Je te sens frustré mon frère... pourquoi un tel sentiment ? » répondit le blond.

« Eh bien... je n'arrive pas à lire dans ses pensées » Je manquais de m'étouffer à ses paroles quelques peu étranges, voire surprenantes. Lire dans les pensées... venait-il lui aussi de Manticore ? Impossible ! Il ne faisait pas partie de ceux qui s'étaient évadés, et à ma connaissance, il n'y avait pas eu d'autres évasions.
 
« Quoi ? » répondirent les autre en cœur.

« Comment est-ce possible ? J'arrive en tout cas à ressentir ses émotions » Les paroles du blond me laissaient perplexe.

« Je ne sais pas... je ne l'explique pas... et toi Alice ? » répondit le dénommé Ed.

« Son avenir est un peu flou mais je le discerne quand même, du moins quelques petites brides » répondit Alice, le lutin.

« Ce n'est pas seulement ça... » repris l'adonis aux cheveux de bronze. « Avez-vous senti son odeur ? »

Comment pouvaient-ils me "sentir" ? Je veux dire, de simples humains ne pouvaient discerner les odeurs à une telle distance...

« Tu as raison, elle sent l'humaine » je sentais un regard sur moi pendant un bref instant « mais pas seulement, elle sent également l'animal, je dirai le fauve, le félin... c'est curieux, comment une humaine peut avoir une telle fragrance ? En tout cas son odeur n'éveille pas vraiment ma soif... » J'étais choquée… humaine ? Soif ? Que voulaient-ils dire ? Mes pensées se bousculaient dans ma tête...

« Je vois ce que tu veux dire Jazz... on devrait faire connaissance, elle semble sympathique ! » répondit la fille dénommée Alice et qui avait l'air excitée pour une raison que j'ignorais.

« On ne sait pas qui elle est ! Nous ne devons pas risquer de compromettre notre secret ! » asséna la blonde, Rosalie.
 
Je décidai que j'en avais assez entendu et me levai sous les regards curieux et quelque peu inquisiteurs du groupe que j'espionnais. Je déposais mon plateau sans un regard pour eux et sortis dans la cour.





Alors ce deuxième chapitre ? 

Donnez-moi vos avis !!!

À très vite !

héli.

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