lundi 3 janvier 2011

Chapitre 6






PDV de Bella

 
Mes sens se mirent immédiatement en alerte. Je ne pouvais pas déterminer qui était cette présence, car l'intrus ne se trouvait pas assez proche de chez moi. Toutefois, j'entendais qu'il se rapprochait.

Je me levais du lit, tendue comme un arc, essayant de capter la moindre odeur, le moindre bruit susceptible de m'éclairer sur ce visiteur. Je n'entendais qu'un très léger son étouffé de bruit de pas. Cette personne devait soit être très légère, soit c'était un être transgénique, comme moi, capable de se déplacer furtivement, sans faire de bruit. J'étais perplexe, ne sachant que faire. J'attendais que la présence se rapproche. Ce qu'elle fit. Je la sentais désormais tout près. Je suis sûre que j'aurais pu l'immobiliser mais je préférais rester prudente, car je ne comprenais pas qui cela pouvait être. Max. Non, elle m'aurait prévenue ou elle serait venue directement, sans tourner autour de la maison et puis elle ne serait pas venue si tôt après m'avoir quittée à Seattle... Zach ? C'était peu probable, bien que possible, mais là encore, il serait venu directement vers moi, or, ici, ce n'était pas le cas. Ce ne pouvait pas être Lydecker non plus, il aurait été moins discret et cela m'aurait étonnée qu'il me repère si vite, surtout que Max l'avais aperçu du côté de Portland. Qui alors ? Un X5 ? Un de mes autres frères et sœurs qui s'étaient échappés de Manticore, il y a 9 ans de cela ? Peu probable également étant donné que j'avais emménagé il y a peu ici et donc personne ne connaissait ma position, excepté Max et Zach... Mais alors qui ?

Lorsque l'intrus se rapprocha davantage jusqu'à se trouver près d'une des fenêtres du salon, mon instinct de X5 prit le dessus.

Je me doutais que cette personne planifiait d'entrer par là. Je me dirigeais donc silencieusement en bas des escaliers, dans la pièce attenante au salon et me dissimulais derrière un meuble dans l'ombre.

Après m'être immobilisée, j'attendis calmement. Soudain, un léger bruit attira mon attention. C'était le son qu'émettait la fenêtre lorsqu'on l'ouvrait. Puis, silencieusement, une ombre se faufila à l'intérieur avec grâce. Ce devait donc être un de mes semblables, car une telle grâce n'était pas possible chez les ordinaires, autrement dit chez les humains normaux.

L'intrus scanna rapidement la pièce. Il ne devait pas se concentrer énormément, sinon il m'aurait repérée.

J'attendis qu'il me dépasse pour sortir brusquement et me précipiter sur lui. Seulement, au dernier moment, il dut sentir ma présence car il se retourna, mais j'eus le temps de le pousser contre un mur et de le maintenir en position, tenant l'un de ses bras avec ma main gauche et en appuyant fortement mon avant-bras droit contre sa gorge. Seulement, je ne m'attendais pas à connaître aussi bien l'identité de cette personne. Je compris ainsi pourquoi il n'avait pas vraiment riposté quand je l'avais attaqué.

Je poussais un profond soupir, signalant mon agacement à mon visiteur.

"Moi aussi je suis ravi de te revoir !" dit-il avec sarcasme, un léger sourire sur les lèvres.

"Tes accueils me vont droit au cœur ! Vraiment !" ajouta-t-il. Il mit sa main libre sur son cœur, joignant ainsi, le geste à la parole.

Je relâchais la pression de mon avant-bras sur sa gorge.

"Alec...que fais-tu là ? Je croyais que tu comptais aller à Las Vegas pour "profiter de la vie" ?" dis-je avec une pointe de colère en mimant les guillemets.

"Tu sais ce que c'est...on se lasse vite et puis je m'ennuyais de toi. Je sais... c'est étonnant, non ?"

Alec et ses sarcasmes... Il m'agaçait prodigieusement. Il y a des fois où je me disais que les scientifiques de Manticore avaient ajouté quelque chose dans son ADN pour me mettre hors de moi. Il avait le don de me sortir de mes gonds, de me mettre en rogne.

Ah ! Oui… J'ai peut-être oublié de mentionner Alec. Lors de ma capture à Manticore, il y a 7 mois, j'ai rencontré Alec, un X5, comme moi. Nous avions les mêmes entraînements. Déjà, à cette époque, j'avais quelques fois du mal à le supporter. Je ne lui vouais aucune haine particulière non plus. C'était juste qu'il m'agaçait...

Bref, il me posait beaucoup de questions sur la vie à l'extérieur, pas qu'il n'y ait jamais été, mais lorsqu'ils allaient à l'extérieur les X5 exécutaient leurs missions puis rentraient à la base. C'est pourquoi Alec s'intéressait à mes expériences vécues à l'extérieur.

Dans ces moments-là, généralement, il laissait tomber l'ironie et devenait par ce fait plus supportable ! Lors de mon évasion, je lui ai proposé de se joindre à nous, ce qu'il accepta. Je me disais qu'il irait faire sa vie et que je ne le reverrai plus. Mais il faut croire que j'avais tort !

Je revenais à l'instant présent.

"Mais bien sûr !" répondis-je.

"Bon d'accord, j'ai plus un rond !" dit-il.

"Et alors ? Ne va pas me faire croire que tu ne peux pas t'en procurer ou alors que tu es contre le vol, car j'aurais un peu de mal à te croire !" J'étais impatiente de connaître sa réponse.

"En effet." Son sourire idiot me donnait envie de mettre un coup de poing dans sa gueule d'ange. Non ! Alec n'est pas un punching-ball Bella ! Je me pinçai l'arrête du nez. Voilà maintenant que je me mettais à me parler à moi-même ! J'émis de nouveau un soupir.

Il ajouta : "Mais je me suis dit : "pourquoi ne pas en profiter pour rendre visite à l'adorable Bella, pauvre jeune femme sans défense et enceinte…et puis je pourrai en plus profiter de ton écran plat et de ton frigo !"

Son sourire s'agrandit au fur et à mesure de sa phrase. Bon, peut-être que, finalement, un léger coup de poing ça pourrait me faire du bien !

"…Et…tu pars quand ?" m'empressai-je de lui dire.

Il mit à nouveau sa main sur son cœur et prit un air choqué qui m'amusa quelque peu même si l'auteur en était Alec.

"Vraiment ? Bella ! Je n'en reviens pas ! Ton sens de l'hospitalité laisse à désirer ! Voilà bien une chose qui ne change pas ! Au fait…dis-moi…" Il prit un air conspirateur "…Tu n'aurais pas pris quelques kilos toi ? Je vois d'ici quelques rondeurs sur ton ventre ! Tu devrais essayer les régimes !"

Je grognai et marmonnai un "idiot" qu'il entendit et se mit à rire. Je lui lançai un regard noir.

"Je te charrie, c'est bon !"

Alec était bien sûr au courant pour ma grossesse, mais prenait un malin plaisir à me taquiner.

Il ne me laissa pas le temps de répondre, se dirigea vers la cuisine et ouvrit le frigo.

"Quoi ? Tu n'as pas de bière ? Tu baisses dans mon estime…pas que tu y es déjà tenue une place importante, mais bon…" dit-il.

Je savais qu'Alec n'était pas méchant dans ses propos, qu'il voulait simplement m'agacer. Je ne le détestais pas non plus. Il pouvait être agréable…rarement !

"Crétin ! Je suis enceinte !"

Il se mit à rire de bon cœur, prit une bouteille de soda et s'installa dans le salon sur MON canapé, les pieds sur MA table basse et alluma MA télévision. J'étais un peu perplexe.

"Euh…tu fais quoi là ?" Demandai-je.

"Bein, ça ne se voit pas ? Je m'invite dans cette chaleureuse maison pour quelques jours !" Dit-il comme si cela était tout à fait normal.

"D'ailleurs, tant qu'on y est, comment tu as su où je me trouvais ?" J'étais curieuse.

"J'étais à Seattle un peu avant que tu ne partes pour Forks. Je t'ai vu dire au revoir à Max et partir, je vous espionnais. J'ai su où tu allais et j'ai décidé de te rejoindre pour voir comment t'étais installée ! Au fait, je reste que quelques jours si ça peux te rassurer ! Je ne tiens pas à subir les célèbres hormones de femmes enceintes ! Et, demain, je vais au lycée avec toi ! Je dirai que je suis ton cousin, que je viens te rendre visite et que j'essaie le lycée pour voir s'il me conviendrait pour un éventuel déménagement !"

Alec était assez envahissant parfois ! J'allais répliquer quand je vis qu'il était décidé. Agacée, je montai à l'étage, pris un livre et commençai à le lire alors que je l'entendais rire au salon, en bas. C'était un vrai gamin des fois. Je soupirai, pour la énième fois depuis son arrivée.

Je repensais au lycée et plus particulièrement à Edward Cullen. J'avais hâte d'être au lendemain pour le revoir, il me fascinait…




Voici le chapitre 6 ! 

J'espère qu'il est à la hauteur de vos attentes ! 

Laissez-moi un commentaire !

à bientôt !

becs !

héli.

dimanche 2 janvier 2011

Chapitre 5







PDV d'Edward

Je me trouvais dans le salon, chez nous. J'avais passé une bonne partie de la nuit à jouer du piano. Cet instrument avait la capacité de m'apaiser et de me permettre d'exprimer mes émotions.. Il me semble que j'en jouais même lorsque j'étais humain. Soudain, Alice déboula dans la pièce en sautillant. Elle avait revêtu un sous-pull gris et, par-dessus, une robe-chemise à carreaux grise et pourpre avec une ceinture en cuir marron et avait retroussé les longues manches sur ses coudes. Elle portait également d'épais collants gris avec des bottes noir non-lacées. Pour compléter sa tenue, elle avait ajouté une écharpe avec des formes fantaisistes. Alice et la mode : une grande histoire d'amour… Ce petit lutin débordait toujours de joie. Sa bonne humeur était souvent contagieuse.

"Edward, va te changer, les cours commencent dans une demi-heure ! Surtout qu'aujourd'hui est un jour spécial ! La nouvelle arrive !" 

J'haussai un sourcil. Il est vrai que j'étais un peu curieux de voir la nouvelle mais je ne comprenais pas pourquoi Alice était si joyeuse. Aurait-elle eu une vison d'elle ?

"Puis-je savoir ce qui motive ta bonne humeur ma chère soeur ?" lui demandai-je. "Aurais-tu eu une vision ?" repris-je.

"Non, c'est bizarre d'ailleurs…" elle fronça les sourcils quelques secondes "…mais bon ! Je ne sais pas, j'ai comme une intuition !" me dit-elle avec un grand sourire.

je renonçai à en savoir plus, me levai du banc de mon piano et allai me préparer à vitesse vampirique. En cinq minutes j'étais fin prêt, attendant les autres dans ma Volvo gris argenté, un vrai bijou. Alice m'avait, comme la plupart du temps, choisi un ensemble de vêtements à mettre. Selon elle, il fallait toujours être bien habillé, quelque soit le temps, la situation, bref, ce qui était un détail pour certain devenait une vraie lubie pour Alice. Elle m'avait choisi pour aujourd'hui un jean foncé avec des converses noires et un T-shirt noir à manches longues que je retroussais sur mes coudes. Par-dessus, j'avais une veste grise.

Rosalie et Emmet étaient déjà dans le cabriolet Mercedes rouge de Rose, à nous attendre. Lorsque Jasper et Alice furent enfin montés dans la voiture, j'appuyai sur l'accélérateur et roulai à toute allure en direction du lycée. Nous autres, vampires, aimions la vitesse. Nous arrivâmes sur le parking du lycée en quelques minutes.

L'excitation régnait au sein du parking, la plupart des élèves y étant, sans doute à attendre la nouvelle qui n'était pas encore arrivée à première vue. Je me garai à mon emplacement habituel et sortis du véhicule avec les autres. Nous étions près de nos voitures lorsqu'un bruit de moto roulant à vive allure nous parvint. Elle allait bientôt arriver. Les humains ne l'avaient pas encore entendu.

Deux minutes plus tard, une superbe moto noire entra dans le parking. La conductrice, sans doute la nouvelle, avait un casque noir, un jean slim noir ainsi qu'une veste en cuir noir. Elle se gara. Elle était très sexy, je dois le reconnaître. Les élèves du lycée étaient impressionnés et presque éblouis par la moto et sa conductrice. Cette dernière enleva son casque. Elle était magnifique, d'une grande beauté, presque aussi belle qu'un vampire. C'était étonnant pour une humaine. Elle avait de longs cheveux ondulés chocolat avec des reflets acajou, un corps fin et harmonieux, de belles formes. On pouvait noter son début de grossesse par une très légère bosse sur son ventre. Son visage était magnifique. Je n'avais pas pu voir ses yeux mais j'étais persuadé qu'ils étaient très beaux.

C'était assez étonnant de voir une femme enceinte conduire une moto de ce type, une adolescente de surcroît. Jasper admirait la moto, tandis qu'Alice appréciait la tenue de la nouvelle, bien qu'elle émit une critique sur le manque de couleurs… Alice restera toujours Alice.

La nouvelle se dirigea vers le secrétariat d'une démarche étonnamment gracieuse. Lorsqu'elle fût hors de vue, nous nous dirigeâmes tous vers nos salles de cours. Les cours de la matinée passèrent rapidement. Je retrouvai ma famille devant les portes du self. Nous entrâmes, le silence se fit. Même après un an dans ce lycée, les élèves étaient toujours impressionnés, voir même intimidés par nous.

Nous nous assîmes à notre table habituelle, un peu à l'écart des humains. Nous ne touchions pas à nos plateaux, naturellement, ni ne parlions. Alice pensait déjà à une prochaine sortie shopping avec Rosalie à Seattle ou Port-Angeles, elle hésitait encore. Cette dernière se visualisait dans son dernier ensemble de lingerie tout juste acquis et la manière dont elle s'y prendrait pour faire baver d'envie Emmet. Celui-ci, quant à lui, imaginait la soirée et la nuit qu'il passerait avec Rose. Ces deux-là étaient faits l'un pour l'autre, il n'y avait pas de doute possible.

Je grimaçai. Mon don était parfois un calvaire. Emmet me sourit, comprenant la raison de ma grimace.
Je sentais depuis notre arrivée un regard sur moi. Bien sûr, c'était chose courante, nous étions regardés, épiés, mais j'avais l'impression que ce regard était différent, je ne saurai l'expliquer. C'était comme si une force invisible me poussait à chercher l'auteur de ce regard.

Je levai les yeux à la recherche de cette personne quand je tombai sur deux magnifiques prunelles chocolats. C'était la nouvelle. J'étais fasciné. Je voulus savoir ce qu'elle pensait mais n'entendis rien. Je forçai de nouveau avec mon don. Rien ! Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. C'était la première fois que lire dans l'esprit d'une personne m'était impossible.

La frustration me prit. Néanmoins, j'étais curieux de savoir la raison de ce silence.

Soudain, elle baissa les yeux sur son plateau en rougissant. Je trouvais cela adorable sur elle. L'avais-je gêné en la fixant ainsi ?

Pour une humaine, je la trouvais bizarre. Sa beauté et sa grâce étaient surprenantes.

Jasper me parla mentalement.

*Tu sembles étonné, frustré même, mais je note une pointe de curiosité. Qu'y-a-t-il mon frère ?*

J'allais lui répondre quand je fus coupé dans mon élan par Emmet qui devait lui aussi m'avoir vu en train de fixer la nouvelle.

"Qu'est-ce qu'il y a Ed ?" me demanda-t-il. "On dirait que la nouvelle te fait de l'effet…" me dit-il avec un haussement de sourcils suggestif. Je souris à sa remarque.

"Une humaine, on aura tout vu…" dit Rosalie. Elle me traitait mentalement d'idiot, de crétin fini et d'inconscient, entre autre.

"C'est bien ça le problème, vous n'avez rien remarqué d'étrange la concernant ?" répliquai-je.

"Mis à part le fait qu'elle soit enceinte ?" répondit, ou plutôt siffla, Rosalie. Ses pensées n'étaient que jalousie et envie.

Rosalie avait toujours voulu être mère, mais sa renaissance en tant que vampire avait eu raison de son rêve et brisé ses espoirs. C'est pour cela qu'elle enviait la nouvelle.

Je décidai d'intervenir afin de stopper ses pensées qui la faisait souffrir.

"Non, Rosalie, je ne faisais pas référence à cela… c'est curieux…". Je ne terminais pas ma phrase, tentant une nouvelle fois d'atteindre l'esprit de la nouvelle, sans succès.

"Je te sens frustré mon frère… pourquoi un tel sentiment ?" m'interrogea Jasper. Il m'envoya une vague de calme, je le remerciai d'un regard.

Je décidai de leur avouer mon incapacité à lire son esprit.

"Eh bien… je n'arrive pas à lire dans ses pensées".

"Quoi ?" s'écrièrent mes frères et sœurs d'une seule voix.

Leurs pensées étaient un ensemble d'exclamations pour la plupart incohérentes mais montrant bien leur panique face à mon aveux.

"Comment est-ce possible ? J'arrive en tout cas à ressentir ses émotions" m'interrogea Jasper.

*Ton don aurait-il une faille ?* pensa-t-il ensuite.

"Je ne sais pas… je ne l'explique pas… et toi Alice ?" soupirai-je.

"Son avenir est un peu flou mais je le discerne quand même" répondit ma soeur. Alice s'interrogeait mentalement sur la raison de ses visions flous sur Bella. Pour ma part, j'avais autre chose encore à l'esprit qui me tracassait.

"Ce n'est pas seulement ça…" commençai-je. "Avez-vous senti son odeur ?"

Son odeur était particulière, envoutante, attirante. Je dois dire, Jasper qui avait saisi là où je voulais en venir, prit la parole.

"Tu as raison Edward, elle sent l'humaine, mais pas seulement…". Il jeta un regard furtif en direction de l'humaine en question en plissant les yeux puis reporta son attention sur notre table. "…elle sent également l'animal, je dirai le fauve, le félin… C'est curieux, comment une humaine peut avoir une telle fragrance ? En tout cas, son odeur n'éveille pas vraiment ma soif…".

Les autres hochèrent la tête. Jasper était fier de lui, de ne pas être trop attiré par son sang, étant le moins résistant habituellement. Un sourire apparut sur les lèvres d'Alice.

"Je vois ce que tu veux dire Jazz… On devrait faire connaissance, elle semble sympathique !" répondit mon petit lutin de soeur. Son excitation ne fût pas contagieuse.

Rose bouillait intérieurement.

"On ne sait pas qui elle est, nous ne devons pas compromettre notre secret !" s'écria-t-elle, outrée du comportement de sa soeur.

Alice allait répliquer lorsque la nouvelle, Isabella, d'après les pensées des élèves se leva brusquement. Alice, Emmet et moi-même étions curieux. Certaines choses chez cette humaine étaient bizarres. Rosalie, quant à elle, scrutait chaque mouvement d'Isabella, elle se méfiait d'elle, ne comprenant pas non plus pourquoi nous nous attardions autant sur elle. Jasper, en revanche, était partagé entre la curiosité et la méfiance. Isabella quitta ensuite la cafétéria.

Nous entendîmes une sonnerie de téléphone, puis un vague "Max !" brouillé par le brouhaha des discussions puériles émises par les adolescents présents dans le self. Je me demandais qui ce Max pouvait être. Sûrement son petit-ami, le père du bébé, non pas que cela m'importait…

Après son départ, nous avions décidé de la surveiller au lycée et de noter chaque détail curieux. Si nous avions de nouveaux soupçons sur elle, nous en aviserions Carlisle et Esmée.

Nous nous étions ensuite dispersés afin de rejoindre nos cours respectifs de l'après-midi.



Hey ! 

Voilà le chapitre 5 !

Pour ce qui est des images des chapitres, je suis désolé si ce ne sont pas de bons montages, mais je ne suis pas particulièrement douée pour les faire et je n'ai pas trop le temps non plus, alors j'espère que ça ira tout de même !  ;-)

Je vous dis à très bientôt !

bizz !

héli.

Chapitre 4






PDV d'Edward


Eternité...

Un mot commun pour nous. Un statut envié par les hommes, les humains. Toutefois, pour moi, l'éternité n'avait pas ce goût sucré et attirant tant convoité, non, il ne me restait qu'un arrière goût fade et amer dans la bouche. Je ne l'avais pas choisie. Et pourtant, bien que la colère contre celui qui me l'avait imposé avait prédominé mon quotidien pendant mes premières années après ma renaissance, je n'arrivais plus à lui en vouloir. Carlisle. Un modèle pour bon nombre d'entre nous. Un père pour moi.
Je suis né en 1901, le 20 juin, à Chicago. Dès seize ans, je me prédestinais déjà à être soldat, à faire la fierté de mes parents bien que ma mère, Élisabeth Masen, était terrifiée à l'idée que je puisse être blessé, ou pire, mort. Mon père, Edward Sr. Masen, était un avocat réputé. Bien que l'uniforme que j'allais revêtir le rendait fier, il aurait préféré que je reprenne le flambeau et devienne avocat, tout comme lui. Seulement, je n'ai pu faire ni l'un, ni l'autre.

En 1918, à mes dix-sept ans, une épidémie de fièvre espagnol s'était abattue sur la ville de Chicago et ses environs, réduisant considérablement sa population et confinant, le reste de celle-ci, la partie encore bien portante, dans la peur constante de développer la fièvre tant redoutée.

Notre famille n'avait pas été épargnée. Mon père y avait succombé le premier, après avoir souffert des jours durant, au grand désespoir de ma mère, qui était rapidement tombée malade à son tour, moi à sa suite.
 
Le docteur qui nous suivait, le Dr. Carlisle Cullen, ne pouvait rien faire pour nous sauver, du moins, pas de façon naturelle...

Notre état, à ma mère et moi-même, empirait de jour en jour. Avant de rendre son dernier souffle, ma mère, Elisabeth, avait supplié Carlisle de me sauver. Avait-elle pressenti que Carlisle était différent et qu'il pouvait me sauver d'une certaine manière ? Nul ne le saura jamais. Toujours est-il que Carlisle n'attendit pas plus longtemps et entreprit de me transformer. Entre temps, la femme qui m'avait donné le jour s'en était allée...

La souffrance endurée pendant la transformation était inimaginable, comme une lente agonie, un brasier enflammant chaque partie de mon être, le dévorant, jusqu'à ce que la transformation s'achève, me rendant plus fort, plus rapide et plus beau que jamais. Comme si la beauté pouvait excuser la damnation de mon âme. C'est ainsi que j'appris ma nouvelle nature, un vampire, une créature sanguinaire et sans pitié.

Carlisle ne partageait pas mont point de vue vis-à-vis de notre espèce. Il était convaincu, dans sa grande bonté, que nous pouvions devenir meilleur. Il était un fervent défenseur de la race humaine et croyait fermement en ses valeurs, ce qui est toujours le cas d'ailleurs. Il est sans nul doute le vampire qui a le meilleur contrôle sur sa soif. Carlisle avait découvert que nous avions une alternative au sang humain : le sang animal. Bien qu'il ne nous satisfait pas pleinement, il nous permet de vivre parmi les humains sans trop de difficultés. Ainsi, Carlisle travaillait en tant que médecin à l'hôpital de Forks, une petite bourgade où nous avions élu domicile il y a environ un an.

Sa femme, Esmée, avait été trouvée par Carlisle, peu après ma transformation, en 1921, car elle s'était suicidée après la mort de son bébé. Avec le temps, elle était devenue une mère pour moi. Puis Rosalie nous avait rejoint, découverte également par Carlisle, en 1933, après qu'elle se soit faite agresser. Une période de son existence qui l'avait profondément marquée. Elle avait trouvé Emmet en 1935, soit deux ans plus tard, agonisant après s'être fait attaqué par un grizzli. Elle avait supplié Carlisle de le transformer. Emmet devint ainsi, le compagnon de Rosalie, son mari par la suite. Quelques années plus tard, nous eûmes la visite de deux autres vampires, une femme et un homme. La femme, Alice, ressemblait à un petit lutin extralucide, toujours souriante et joyeuse ; son compagnon, Jasper, avait eu quelques difficultés avec notre régime au départ. Il avait participé à de nombreuses guerres entre vampires. D'un naturel calme et méfiant au départ, il était l'exact opposé d'Alice, aussi calme et posé qu'elle était dynamique et confiante. Le passé de cette dernière, en revanche, demeurait un mystère... Elle n'avait conservé aucun souvenir de sa vie humaine, sans doute une conséquence due à la transformation. C'est ainsi que la famille Cullen se forma.

De plus, certains membres de notre famille étaient dotés de dons. Ainsi, Jasper pouvait ressentir et influer sur les émotions des personnes autour de lui. Alice pouvait voir l'avenir et je parvenais à lire dans les pensées.

Les autres n'avaient pas de don, mais chacun, à sa façon, était unique et possédait une caractéristique spécifique qui le démarquait des autres. Ainsi, Carlisle avait une maîtrise remarquable avec le sang humain, c'est la raison pour laquelle il était médecin, pour sauver des vies et, ainsi, essayer de se racheter en quelque sorte. Nous tentions tous de suivre ses traces, son enseignement afin qu'il soit fier de nous. Ensuite, Esmée possédait un amour inconditionnel et avait un immense besoin d'exprimer sa tendresse maternelle. Puis, Emmet, avec son imposante carrure se démarquait par sa force hors du commun, même pour nous autres vampires mais son caractère joviale et enfantin le rendait agréable à côtoyer. Rosalie était dotée d'une beauté remarquable, même pour notre espèce. Ses longs cheveux dorés ainsi que son corps et son visage sans défaut la faisait d'avantage ressembler à un ange plutôt qu'à un vampire. Seul son caractère méfiant, narcissique et un brin hautain au premier abord pouvait être agaçant, mais lorsqu'on l'a connaissait mieux, elle pouvait se montrer maternelle et protectrice avec les personnes qu'elle aimait et considérait comme sa famille.

Depuis de nombreuses années déjà, Esmée travaillait en tant que décoratrice d'intérieur et Jasper, Rosalie, Emmet, Alice et moi allions au lycée de Forks pour jouer nos rôles de parfaits adolescents. Une mascarade en réalité.

Même s'il est vrai que se comporter comme de simples humains, en faisant des choses simples et banales, était parfois plaisant, la monotonie me pesait souvent également.

En réalité, il n'y avait pas seulement ça qui me pesait. En effet, vivre entouré de trois couples fous amoureux qui exprimaient leur amour, bien qu'ils essayaient de limiter leurs gestes affectifs devant moi, me rendait triste et solitaire. J'aimais ma famille, mais je me demandais souvent si je trouverai moi aussi ma moitié, mon âme-soeur. Cela me désespérait parfois. C'est pourquoi, je me terrais souvent dans ma chambre à écouter de la musique, lire ou faire du piano, ou bien lorsque les membres de ma famille passaient une nuit mouvementée avec leur moitié, je m'éloignais et me rendais dans ma clairière, mon lieu préféré lorsque l'envie d'être seul me prenait.

Nous avions repris le lycée depuis bientôt deux mois et demi. Le mois de novembre annonçait le retour du froid. Pas que cela nous dérangeait... mais nous allions devoir porter des vêtements chauds pour ne pas éveiller les soupçons.

Rosalie, Emmet et Jasper se trouvaient en Terminale cette année. Quant à Alice et moi-même, nous étions en classe de première. Heureusement d'ailleurs, la classe de seconde m'ennuyait encore plus que les autres.

Le lycée était en proie à une certaine excitation depuis une semaine environ, depuis l'annonce de l'arrivée d'une nouvelle élève âgée de dix-sept ans. Les nouveaux étaient rares à Forks. Lors de notre arrivée, il y a un an de cela, nous avions nous aussi été la proie des ragots, rumeurs et regards insistants surtout qu'avec notre nature, notre beauté et notre différence nous ne passions pas vraiment inaperçus.

Le directeur du lycée était passé, il y a trois jours, dans les salles de classe pour nous avertir que la nouvelle se trouvait dans une situation un peu particulière, elle était enceinte de peu et il nous demandait de nous comporter correctement avec elle, d'éviter de la bousculer, vu son état. Enceinte. Une situation peu commune, vu son âge.

Les filles commençaient à être jalouses de l'attention que semblait déjà lui porter les garçons. Les adolescents mâles du lycée croyaient déjà que c'était une fille facile et envisageaient déjà des choses répugnantes avec elle. Bon sang ! Elle est enceinte ! Les pensées des adolescents ne changeraient donc jamais ! Leur immaturité me consternait. Je plaignais cette nouvelle.

D'un autre côté, j'étais un peu curieux de savoir comment elle serait. Tout changement dans la monotonie qui caractérisait mon éternité était le bienvenue.



Alors ce premier point de vue d'Edward vous satisfait ?

J'attends de voir ce que vous en pensez...

D'ici là, je vous dis à très vite !

becs,

héli.

samedi 1 janvier 2011

Chapitre 3





Juste à ce moment-là, mon portable sonna. Je décrochai.

« Ligne sécurisée. » C'était la voix de Max.

« Max ! Heureuse de t'entendre. Je suis au lycée, mon aménagement s'est bien passé... et toi quoi de neuf ? » demandai-je.

« J'aide mon ami Logan pour des affaires. Sinon, je voulais te dire que Lydecker a été repéré aux environs de Portland. Je n'arrive pas vraiment à comprendre ce qu'il prépare mais ce qui m'inquiète c'est que Zach m'avait dit que Tinga se cachait à Portland. J'ai peur que sa position n'ait été compromise p'tite sœur ! Si c'est le cas, j'irais l'aider ! »

« Tinga... » murmurai-je. « Il y a longtemps que je ne l'ai pas vue... Elle me manque, j'aimerais tellement savoir ce qu'elle est devenue. »

« Je ne peux rien te dire pour le moment, seulement que je continue de surveiller Lydecker. Si mes soupçons se confirment, je te préviendrai Bella. » dit-elle.

« Et je viendrai avec toi ! »

« Il n'en est pas question, tu dois penser à ton bébé ! »

« Ne me sors pas cet argument ! Je n'en suis qu'à quatre mois, tu sais très bien que mes capacités n'en sont pas affaiblies. Ne me met pas de côté ! Tu sais parfaitement que je me soucie de l'avenir de mon enfant, mais Tinga fait partie de ma famille, au même titre que toi ou le bébé. Si elle est en danger, ne me met pas à l'écart ! » Ma voix avait tranché. J'étais têtue, comme elle, mais elle dut comprendre qu'elle n'aurait pas le dernier mot dans cette affaire, car elle répondit :

« Entendu, mais tu n'as pas intérêt à forcer ! »

« Ok. Je dois te laisser Max, les cours vont reprendre. »

« Bien. Je te contacterai dès que je saurai pour Tinga. Prends soin de toi Bella. » dit-elle.

« Au revoir. » Je raccrochai, inquiète pour Tinga...

Je me dirigeai vers mon premier cours de l'après-midi, Biologie. Lorsque j'entrai, le silence se fit, ça recommence, me dis-je. Ces adolescents étaient vraiment prévisibles, ç'en était affligeant. Je me présentai au professeur qui me désigna une place, au fond. A côté, se trouvait l'adonis. Je me dirigeai vers ma place et m'y assis avec grâce. Certains garçons me fixaient, mais je pris soin de ne pas m'y attarder. Le seul qui occupait mes pensées était cet inconnu, mon voisin de table aux cheveux cuivrés.
Il était encore plus beau de près, son visage et même son corps semblaient avoir été sculptés dans le marbre, telles les statues grecques représentant Apollon. Son odeur m'envoutait, c'était un mélange de Pin et de menthe sucrée... Cela me troublait, je n'avais jamais été troublée de cette façon par une personne, qui plus est par un homme. Bien sûr, j'avais déjà côtoyé des hommes durant mes neuf années de liberté, mais c'était le temps d'une nuit et j'avais honte de moi-même pour cela, bien que je ne pouvais rien y faire. C'était mon ADN félin qui m'obligeait à commettre ces actes. Nous, les filles X5, avions quelques problèmes... Trois fois par an, nous étions en chaleur, un effet secondaire à notre cocktail génétique. Ces chaleurs pouvaient durer de quatre jours à une semaine environ et nous étions esclaves de nos hormones en quelque sorte. Dans ces moments-là, il nous fallait à tout prix un homme et je n'étais pas fière de moi pour cela... Le lendemain, j'avais toujours un sentiment de dégout et de honte en moi. Heureusement que pendant ma grossesse, les chaleurs ne survenaient pas.

Pour en revenir à l'apollon se trouvant près de moi, ce n'était pas la même chose. Je n'étais pas en chaleur et pourtant j'étais attirée par lui, c'était indéniable, il me troublait. J'avais peur de mes réactions face à lui.

J'en étais là dans mes pensées lorsque j'entendis un magnifique ténor résonner. Je savais que c'était sa voix, pour l'avoir déjà entendu ce midi. Je me concentrais donc sur lui.

« Bonjour. Je m'appelle Edward Cullen. Et toi ? » Edward...beaucoup mieux qu'Ed ! Cela semblait être un prénom ancien, mais il lui allait à merveille.

« Enchantée. Isabella Swan, enfin Bella. ». lui dis-je en rougissant. Décidément, c'était une manie lorsque j'étais à proximité de lui !

« Tu te plaît à Forks ? » me demanda-t-il.

« Cela me convient, je ne suis pas difficile. »

« N'aurais-tu pas préféré le soleil plutôt que le climat nuageux de Forks ? » dit-il.

J'étais contente qu'il ne me pose pas de questions indiscrètes et déplacées concernant ma grossesse, comme cela avait été le cas d'une certaine Jessica ce matin, au sujet du père, mais je l'avais ignorée.
« Tu me parles météo ? » ne pus-je m'empêcher de demander, un petit sourire sur mon visage.

« Il semblerait... » répondit Edward, avec un sourire en coin, au combien magnifique.

« Je ne crains pas le froid... et puis Forks me semble sympathique tout de même. » répondis-je.

Il m'adressa un regard mystérieux. Il affichait cet air frustré pour je ne sais quelle raison.

« D'où viens-tu ? » me demanda-t-il.

« De Seattle. »

Je ne voulais pas lui révéler trop de choses me concernant, et même si cela me brûlait d'en apprendre un peu plus à son sujet, je décidais de rompre la conversation. Ainsi, je me tournais en direction du professeur et l'écoutais distraitement. Mon voisin dut comprendre le message car il fit pareil, même si je pouvais encore sentir son regard sur moi à certains moments.

A la fin du cours, il partit rapidement, sans un mot. Je me dirigeais vers le parking, étant donné que je ne pouvais faire sport, compte-tenu de ma grossesse (même si je savais pertinemment que cela ne me posait pas de problème, car j'étais plus forte et résistante que les humains ordinaires. Ma grossesse ne me fatiguait pas vraiment et mes capacités n'en étaient pas amoindries, comme je l'avais certifié à Max. Cependant, j'étais consciente que d'ici quelques mois, je devrais tout de même faire attention et serai un peu affaiblie.

Quelques personnes se trouvaient déjà sur le parking. Je me dirigeai vers ma moto quand je vis Edward Cullen ainsi que le reste de son groupe me fixer. Je n'en fis pas cas et montai sur mon bolide. Je mis mon casque, pour préserver les apparences et mis en marche le moteur. J'étais heureuse de l'entendre. A ce moment-là, j'entendis le blond, Jasper je crois, dire :

« En tout cas, elle a du goût, question moto ! » Cela me fit sourire. J'étais fière de ma moto !

Je démarrai à toute allure et m'empressai de sortir du parking du lycée pour me diriger vers le supermarché du coin. Je pris rapidement le nécessaire et retournai chez moi. Je rangeai les courses. Ensuite, je me connectai sur internet et allais directement sur ma boîte mail sécurisée. J'y trouvais un bref mail de Max m'informant de mon prochain rendez-vous à Seattle chez un ami médecin sûr, pour ma grossesse, étant donné qu'une simple prise de sang exposerait ma différence. Le rendez-vous était pour dans deux semaines. Je dînais avec un bon plat de pâtes à la bolognaise. J'allais me préparer à lire un livre sur mon lit quand je sentis une présence dans les alentours...




Je vous souhaite tout d'abord une excellente année à tous et à toutes !

Prenez des bonnes résolutions !

J'attends vos impressions !

pleins de becs !

héli.